Univers auto-hébergement
Un serveur à la maison
Une machine sous Arch Linux, chez moi, qui héberge ce que la plupart des gens confient à des entreprises : les photos de famille, les fichiers, les sauvegardes. Maintenu, chiffré, sauvegardé.
État des services, en direct
Tout tourne sur une seule machine, chez moi, derrière un reverse-proxy et des certificats renouvelés automatiquement. Le serveur se sonde lui-même toutes les cinq minutes et publie le résultat ici.
Les services marqués « accès privé » ne sont pas exposés sur le port standard : leur état est publié, pas leur adresse.
Ce qui tourne dessus
- Immich pour les photos et vidéos, avec reconnaissance des visages et des lieux — l'équivalent libre de Google Photos.
- Un reverse-proxy nginx qui distribue chaque service sur son propre sous-domaine, en HTTPS, avec des certificats renouvelés automatiquement.
- Un RAID 5 de 7,3 To : un disque peut mourir sans que rien ne soit perdu.
- Des machines virtuelles pour tester sans rien casser.
- La distribution AffûtOS elle-même : construction des images, dépôt de fichiers, et le service de démarrage par le réseau.
La machine
Ryzen 9 5900X
Douze cœurs pour les builds d'images, les machines virtuelles et l'indexation d'Immich.
64 Go
Sans correction d'erreurs — un choix dont le prix est raconté ci-dessous.
RAID 5 — 7,3 To
Un disque peut mourir sans perte. Sous Arch Linux, comme le reste de la maison.
Le prix de l'autonomie
Héberger soi-même, c'est aussi assumer ce qu'un fournisseur assume d'habitude. Un exemple concret : la mémoire de ce serveur n'est pas de type ECC, celui qui corrige les erreurs. Un jour, un bit s'est retourné tout seul au milieu d'une image système de 2,8 Go — un seul bit, sur vingt-deux milliards. Sans somme de contrôle, l'image serait partie en production et aurait produit des pannes incompréhensibles des semaines plus tard.
Depuis, chaque publication est vérifiée en relisant les données depuis le disque et non depuis la mémoire, et rien n'est publié si la vérification échoue.