18 août 2026
La bonne piste n'était pas celle que je croyais
Une analyse du code avait désigné un coupable idéal : les paquets préchargés au démarrage n'atterrissaient pas là où l'installateur les cherchait, et seraient donc retéléchargés. Deux minutes à récupérer, sur le papier.
Le correctif était une régression
Il l'était doublement. Le programme d'installation n'appelle pas
pacman --root mais pacman --sysroot — et cette option
fait lire la configuration et le cache dans le système en cours
d'installation, pas sur le live. Le code d'origine visait donc déjà le bon endroit.
Ma « correction » détournait 746 Mo vers un cache que personne ne lit, sous des
noms de fichiers que l'installateur ne cherche jamais.
Douze paquets tirés au hasard parmi les préchargés : douze retéléchargés. Le cache du live n'avait pas grossi d'un octet pendant toute l'installation. Seule l'exécution réelle l'a montré — la lecture du code, elle, avait convaincu deux analyses successives.
Le vrai gain était ailleurs, et il est énorme
Un cache de paquets sur le réseau local, lui, change tout. Mesuré sur la machine de salon, installation complète :
- 5 minutes au lieu de 12, pour 1271 paquets installés ;
- 341 Mo tirés d'Internet au lieu de 4,2 Go ;
- 3347 fichiers servis par le cache local contre 177 allés chercher dehors, soit 95 % des requêtes.
La leçon tient en une ligne : une hypothèse sur un cache se vérifie à la date des fichiers après coup, jamais à la lecture des options.